Maison de santé pluriprofessionnelle (MSP)

Image d'illustration de la page Maison de santé pluriprofessionnelle (MSP)
Image d'illustration mobile de la page Maison de santé pluriprofessionnelle (MSP)

Maison de Santé Pluriprofessionnelle

Située au 1 avenue Victor Hugo, la Maison de Santé Pluriprofessionnelle (MSP) abrite quatre pôles, comprenant un laboratoire d’analyses médicales, des médecins et des infirmiers, des kinésithérapeutes et des dentistes.

Car c’est bien l’ambition majeure de ce projet : attirer des médecins sur notre territoire et renforcer l’offre de soins sur la ville de Mende. En septembre 2022, le journal Marianne publiait une grande enquête sur les déserts médicaux, étudiant parmi 316 villes les temps d’attente pour obtenir un rendez-vous médical. Arrivée 126ème, Mende ne s’en sort pas si mal. Mais si les délais pour consulter un spécialiste sont estimés entre un et cinq jours, ils s’allongent considérablement, toujours selon Marianne, lorsqu’il s’agit d’un médecin généraliste, avec 24 jours d’attente en moyenne.

La Maison de Santé Pluriprofessionnelle a été officiellement inaugurée le 13 janvier 2026 par Mme le maire de Mende en présence du directeur général de l’ARS Occitanie, monsieur Didier Jaffre, de la sénatrice de la Lozère, madame Guylène Pantel, du président de la communauté de communes Cœur de Lozère, des élus locaux et des entreprises ayant œuvré pour le projet.

D’une surface de 1365 m², elle abrite le laboratoire d’analyses médicales GEN-BIO, les cabinets de 3 kinésithérapeutes – Géraldine Daguts, Lydie Raymond et Jean-Frédéric Gervais – , de 3 dentistes – docteurs Laurent Mourié, Justine Champeau et Jeanne Marie Giot – et d’une infirmière – Lucie Buriot.

Un bail a été signé avec l’hôpital Lozère, qui proposera des consultations externes, notamment de médecins généralistes. La priorité reste donnée à l’accueil de nouveaux médecins généralistes pour renforcer l’offre de soins sur Mende. Deux premiers spécialistes vont intégrer l’équipe : un médecin en médecine du sommeil et un autre en prise en charge de la douleur, en partenariat avec l’hôpital.

Le coût total de l’opération s’élève à près 5 300 000 millions d’euros. Cette dernière a été financée à 60 % par des partenaires publics : l’État pour 2 450 000 euros (répartis entre la DETR, la DSIL et l’ARS), et l’Europe pour 740 000 euros. Les 40 % restants sont financés par les professionnels de santé eux-mêmes.

Les enjeux de la Maison de Santé Pluriprofessionnelle

Convaincre plutôt que contraindre

Entre le déficit de praticiens sur le territoire ainsi que les professionnels de santé partant à la retraite dans les prochaines années, ce nouvel outil va permettre de les accueillir, de mutualiser leurs moyens et de les sortir d’un certain isolement.  L’attractivité plutôt que la contrainte, à l’heure où les futurs médecins descendent dans la rue contre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, qui tend à les inciter fortement à terminer leur cursus dans des zones dites « sous-dense ».

Ce projet de MSP s’inscrit dans une stratégie plus globale d’attractivité du territoire, au même titre, par exemple, que le développement de structures d’accueil pour les enfants La volonté de la ville est  à la fois de développer le cadre de vie ainsi que les services proposés.

Une approche globale du patient

Plus qu’un bel outil pour les professionnels, la future MSP, en ville, proche de l’hôpital, doté d’un grand parking, permettra également une meilleure coordination dans la prise en charge des patients. Les praticiens vont pouvoir travailler de manière collégiale et confronter leurs expériences pour une prise en compte plus globale des patients. Un projet qui se concrétise en Lozère alors qu’à l’échelle nationale l’Ordre des médecins, celui des infirmiers, des kinés et d’autres professionnels, viennent de conclure un accord historique de coopération, dont l’objectif est de favoriser les délégations de tâches afin de libérer du temps pour les médecins généralistes et donc pour leurs patients.

Un montage financier gagnant-gagnant

Côté financier, si la Ville porte ce projet à 5.3 millions d’euros, subventionné à 50% par l’État et la Région, elle récupérera les 40% investis sous forme d’emprunt à travers les loyers versés par les différents professionnels qui deviendront, au bout de vingt ans, propriétaires. Grace à des aides conséquentes, ce système profite aux professionnels. D’un autre côté le fait qu’ils deviennent propriétaires assure, pour tous, la pérennité de ce dispositif sur long terme.