Patrimoine

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La cathédrale gothique Notre Dame et Saint Privat

Construite à partir de 1369 à l’initiative du pape Urbain V, originaire du Gévaudan, elle est consacrée pour la première fois en 1469.
Ensuite les deux clochers seront construits entre 1508 et 1512, le grand (84m de hauteur) voulu par l’évêque François de la Rovère, le petit (65m de hauteur) voulu par les chanoines du chapitre.
L’édifice sera partiellement détruit pendant les guerres de religion par Mathieu Merle en 1581 et reconstruit ensuite, « à l’identique mais sans façons ni ornements » entre 1598 et 1620.
A l’intérieur se trouve le battant de la Non Pareille qui fut en son temps (1517-1579) la plus grosse cloche de la chrétienté. Elle fut détruite pendant les guerres de religions.
Au XIXe siècle et jusqu’au début du XXe, les abords de la cathédrale seront dégagés, un portail construit au Nord et enfin, en 1906, la construction d’un monumental porche néo-gothique flamboyant viendra achever cet édifice.
Cette cathédrale est remarquable pour son unité stylistique, chaque architecte ou maître d’œuvre a cherché à parachever ou reprendre le projet d’Urbain V. Elle est également remarquable pour son élégante sobriété.

L’hôtel de ville

Hôtel particulier du XVIIIe siècle, l’Hôtel de ville est un bâtiment classique présentant un remarquable toit de lauze, avec de nombreuses cheminées hautes. Sa toiture pentue est adaptée au climat parfois neigeux.
A l’intérieur se trouve des tapisseries d’Aubusson classées représentant l’épisode biblique de Judith et du général Holopherne.
A signaler également, le bel escalier intérieur à clef de voûte pendante.

La tour des Pénitents

Vestige le plus apparent des anciens remparts construits au XIIe siècle, reconstruits après les guerres de cent ans, les remparts furent détruits en 1768 « pour que l’air circule mieux ». La tour fut sauvée de la destruction parce qu’elle était devenue en 1657 le clocher de la chapelle des pénitents qui lui est adossée. Cette tour permettait la surveillance de la route qui menait vers le midi, actuellement Montée Jalabert.

Le pont Notre-Dame

Datant du XIIe siècle, ce pont fut longtemps le seul de la ville. A l’origine pont Peyrenc, pont de pierre, il devint le pont Notre-Dame pour la vierge située sur son avant bec jetée dans l’eau lors des guerres de religion. Il fut le seul pont à résister à la grande crue de 1880, grâce à sa conception soignée. Il mesure 7 m de haut pour 22 m d’ouverture, les avants becs brisent les flots. Le calcaire de la base est plus dense que celui qui se trouve en haut.

Les toitures de lauzes de schistes

Le secteur sauvegardé a une grande unité de toitures de lauzes de schistes en écailles de poissons avec pour la plupart, des faîtages en lignolets et des lauzes faîtières sous formes de coqs. Ces toitures remarquables brillent autant sous le soleil que sous la pluie.

Les toitures en carènes de bateaux renversées dites à la Philibert Delorme

Le long du Lot et quelques fois ailleurs dans la ville, vous pouvez observer ces étranges toitures qui font comme des accolades. Elles permettent l’utilisation des peupliers courbes pour la charpente et les petites lauzes pour la couverture. Elles se trouvent le plus souvent le long des rivières. Elles offrent d’importants volumes aux combles, qui permettaient entre autre, le stockage de grandes quantités de blé. Ce procédé inventé par Philibert Delorme, architecte du roi ayant travaillé également à la conception de bateaux au XVe, est fréquent chez nous à partir du XIXe siècle. Peut-être a-t-il été réinventé ?

Les maisons à pans de bois

Elles sont nombreuses à Mende (environ 75 maisons). La particularité locale est le matériau utilisé pour le remplissage entre les pans, c’est le tuf. Le tuf, concrétion calcaire, est poreux et perméable, il doit donc être recouvert d’un enduit à la chaux mélangé à des ocres.
Fréquemment au XIXe siècle, l’enduit a été utilisé pour masquer également les pans de bois.
En revanche, les dernières campagnes de restauration ont cherché, le plus souvent, à dégager ces pans.

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